Sébastien Coireau, directeur d’exploitation
Bonjour Sébastien, pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
J’ai intégré le groupe Naval en décembre 2002. À l’origine, je ne viens pas du transport mais du commerce. Un métier que j’ai exercé durant plusieurs années dans la grande distribution. Le transport de marchandises m’a toujours attiré et, lorsque l’opportunité s’est présentée, je me suis lancé dans cette aventure humaine et professionnelle. J’ai commencé comme conducteur, puis conducteur référent, chef d’équipe, responsable de site, avant d’accéder au poste de directeur d’exploitation en 2019. Ce parcours progressif sur le terrain m’a permis de comprendre en profondeur chaque maillon de la chaîne transport. Aujourd’hui, ce poste correspond pleinement à mon état d’esprit et à ma volonté de travailler en collaboration étroite avec les équipes, les clients et les partenaires, dans une logique de qualité de service et de respect mutuel.
Quelles sont aujourd’hui vos principales responsabilités au sein de l’entreprise ?
Le rôle de directeur d’exploitation est avant tout un rôle de coordination et de lien. Je fais l’interface entre les clients, les prestataires, les exploitants et les conducteurs, tout en veillant aux objectifs de rentabilité. Cela doit se faire dans le respect des règles du transport, du code de la route, mais aussi des engagements RSE.
Nous sommes les garants du bon fonctionnement global de l’exploitation. Cela nécessite une vision transversale pour anticiper les aléas, apporter des réponses adaptées aux équipes et aux clients, et maintenir un haut niveau de qualité de service.
Quelles sont aujourd’hui vos principales responsabilités au sein de l’entreprise ?
Le rôle de directeur d’exploitation est avant tout un rôle de coordination et de lien. Je fais l’interface entre les clients, les prestataires, les exploitants et les conducteurs, tout en veillant aux objectifs de rentabilité. Cela doit se faire dans le respect des règles du transport, du code de la route, mais aussi des engagements RSE.
Nous sommes les garants du bon fonctionnement global de l’exploitation. Cela nécessite une vision transversale pour anticiper les aléas, apporter des réponses adaptées aux équipes et aux clients, et maintenir un haut niveau de qualité de service.
Quelles compétences sont indispensables pour réussir à ce poste ?
La capacité à anticiper, à analyser rapidement une situation et à prendre des décisions est essentielle. Il faut également un bon sens du relationnel, savoir écouter, fédérer et communiquer.
Être directeur d’exploitation, c’est aussi comprendre le terrain, les contraintes des conducteurs et des exploitants, et être capable de concilier les attentes parfois divergentes des clients, des équipes et de l’entreprise.
Comment sensibilisez vous les équipes à la sécurité routière et au chargement ?
La sensibilisation passe avant tout par la formation, l’échange et la présence sur le terrain. Un conducteur qui n’est pas formé est rapidement perdu, démotivé, et cela impacte directement la sécurité et la qualité de service.
Les conducteurs doivent être entendus, parfois recadrés, mais toujours accompagnés dans une logique d’excellence. La sécurité routière et le chargement ne sont pas des contraintes, ce sont des fondamentaux du métier.
Comment conciliez vous rentabilité, qualité de service et contraintes réglementaires ?
Tout repose sur l’anticipation et la collaboration avec les clients. Il est indispensable d’échanger en amont sur la faisabilité et la pérennité de chaque activité. Ne pas subir, mais construire.
La rentabilité ne peut être durable que si elle s’appuie sur le respect de la réglementation et sur une qualité de service constante. Cela passe par une bonne connaissance des activités, des équipes et par une relation étroite avec les parties prenantes, basée sur l’échange et la transparence.
En quoi la digitalisation a-t-elle transformé votre métier ?
La digitalisation est un outil précieux pour piloter l’activité, gagner en visibilité et en réactivité. Elle permet d’analyser, de mesurer et d’optimiser.
Cependant, elle ne doit jamais remplacer le lien humain. Les chiffres seuls ne racontent pas toute l’histoire. L’exploitant doit comprendre ce que vivent les conducteurs sur le terrain pour pouvoir analyser correctement une situation et dialoguer efficacement avec les clients.
L'intelligence artificielle peut-elle, selon vous, améliorer l’exploitation transport ?
L’IA peut être une aide ou un support au développement, mais elle ne doit pas devenir l’unique référence.
Elle ne peut pas remplacer l’analyse humaine ni la compréhension du terrain.
L’exploitation transport repose avant tout sur l’échange, la compréhension des problématiques rencontrées et la capacité à y apporter des réponses adaptées. L’humain reste au cœur de la ressource dans notre métier.
Quels sont les principaux défis du TRM dans les prochaines années ?intelligence artificielle peut-elle, selon vous, améliorer l’exploitation transport ?
Les défis sont avant tout sociaux et techniques. Le défi social est, selon moi, le plus important : il s’agit de redonner de la reconnaissance à nos métiers. Le transport reste l’un des rares secteurs où l’ascenseur social existe encore, à condition d’être volontaire et sérieux.
Le défi technique concerne les choix de matériels et d’énergies : diesel, gaz, électrique, B100, HVO, hydrogène… Chaque activité devra trouver le modèle le plus adapté pour garantir sa rentabilité. Il n’y a pas de solution unique.
Quels conseils donneriez-vous à un jeune souhaitant travailler dans l’exploitation transport ?
Je lui dirais que c’est un métier exigeant mais passionnant, profondément humain. Il faut aimer le terrain, le travail en équipe, être curieux et prêt à se former en permanence.
Avec de la volonté, du sérieux et de l’engagement, les possibilités d’évolution sont réelles. L’avenir du transport reposera sur les femmes et les hommes qui le font vivre au quotidien.